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LE SITE « MÉMOIRES DES DÉPORTATIONS » :

Une réunion exceptionnelle de données sur les déportations, l’univers concentrationnaire et le génocide des Juifs d’Europe

Alors que s’éteint la parole vive des survivants et rescapés du système concentrationnaire nazi, le site Mémoires des Déportations, projet de nature historique, entend valoriser et édifier un patrimoine mémoriel accompagné d’archives, issues notamment des fonds de l’Ina.

• Outil didactique
Au travers de centaines d’extraits de témoignages, il se veut un outil didactique au service de l’enseignement de l’histoire de cette période noire de l’Europe et de l’humanité.

L’Union des Déportés d’Auschwitz a travaillé trois ans pour élaborer Mémoires des Déportations qui s’inscrit dans la continuité de ses travaux autour de la mémoire et les problématiques de sa traduction didactique.
La réunion de ce patrimoine mémoriel se veut avant tout outil au service de l’éducation des jeunes citoyens.

• Mémoires au pluriel
Le site valorise à la fois la mémoire de survivants de la Shoah et celle de rescapés des camps de concentration : l’Union des Déportés d’Auschwitz a souhaité prendre en compte l’histoire de tous les camps et invité les associations liées à la mémoire de répression à proposer des contributions au projet, ainsi des camps de
Bergen-Belsen, Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Natzweiler-Struthof, Neuengamme, Sachsenhausen.

La mise en valeur d’un patrimoine mémoriel allié à l’information historique

• Des témoignages et des archives
Actuellement 300 témoins et environ un millier d’extraits de témoignages sont présentés, vidéos de quelques minutes et courts extraits de textes. Le site continuera à s’enrichir régulièrement de nouvelles ressources.

Particularité première : la mise en relation des témoignages avec l’espace géographique européen par le biais de la géolocalisation. A la surface d’une carte contemporaine de l’Europe, la trame des principales structures concentrationnaires créées par les nazis dans les différents pays d’Europe est reconstituée : camps d’internement, ghettos, camps de concentration, centres d’assassinat des Juifs d’Europe. Le site produit ainsi une concomitance de la mémoire de tous les lieux concentrationnaires. Dans le cadre d’un partenariat avec l’Union des Déportés d’Auschwitz, l’Institut national de l’audiovisuel met à disposition du site un nombre important d’archives audiovisuelles, témoignages de rescapés et documents illustrant l’histoire de la mémoire après 1945.

Une approche de l’univers de la négation de l’Homme et de la mort,
par des témoignages, archives et informations

L’architecture du site offre des usages multiples.
L’ensemble des témoignages et des informations géolocalisées sur la carte sont proposés dans un menu général. Y figurent une entrée par les « témoins », les « thèmes », « sous-thèmes »ou « mots-clés » et selon une typologie des « camps ».

La galerie de portraits
300 visages s’imposent comme les grands témoins. Leurs photos s’affichent donnant accès à leur témoignage, écrit, vidéo ou audio. Les témoins permettent de suivre, pas à pas, cette déportation qui devait les conduire vers la mort.

• La carte interactive de l’Europe
De l’Atlantique à l’Oural, les nazis ont parsemé l’Europe d’espaces concentrationnaires, synonymes de l’arbitraire, de persécutions, de l’assassinat de masse, du travail forcé – le plus souvent au service de l’économie de guerre du IIIe Reich. Tous les lieux importants sont signifiés dans l’espace et sont interactifs.

Une information riche et diversifiée
Aucun camp ne ressemblait à un autre. Mémoires des déportations présente des informations historiques sur tous les lieux importants ainsi que le plan de la plupart de ces espaces de concentration, des cartes, des images d’archives. Tous les Kommandos de travail forcé et camps annexes dépendant des principaux camps de concentration sont indiqués.
Des documents historiques accompagnent les témoignages, notamment photographies pour la plupart d’origine SS et images d’archives issues des fonds de l’Ina, portant notamment sur la découverte de l’univers concentrationnaire nazis à l’ouverture des camps en 1945.

• Le temps des mémoires
Présente des réalités postérieures à la guerre : la question de la justice, impossible, à travers les principaux procès en lien avec des images d’archives (Ina) ; le devenir des sites concentrationnaires après 1945, leur transformation en mémoriaux. La rubrique s’intéresse également au phénomène associatif à travers les amicales de déportés qui se sont constituées dès la Libération et qui perdurent à ce jour, ainsi que des informations sur les fédérations et fondations.

De dimension européenne, le projet Mémoires des Déportations accorde une attention particulière aux déportations organisées par les nazis depuis la France :
– la déportation dite de répression (Résistants et politiques) a concerné quelque 80.000 individus dont près de 55% revinrent ;
– la déportation des Juifs depuis le territoire français, qui a concerné près de 78.000 enfants, femmes et hommes dont 3% ont réussi à survivre s’inscrit, elle, dans le cadre du génocide des Juifs perpétré par les nazis à l’échelle de l’Europe, dont le bilan est établi à près 6 millions de victimes.

Partenariats institutionnels

– La Fondation pour la Mémoire de la Shoah est le principal soutien de ce projet.

– L’Institut national de l’audiovisuel (Ina) apporte au site des documents représentatifs des déportations et de la constitution des mémoires.

– La Mairie de Paris

– La DMPA – Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives – Ministère de la Défense.

D’autres institutions ont prêté leur concours : le Musée de Washington à travers des articles de son Encyclopédie multimédia, le Mémorial de la Shoah, le Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin, les Éditions Hatier, les Éditions Le Manusrit, des historiens des mémoriaux allemands auteurs de textes
synthétiques sur les différents camps.

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah est une fondation privée reconnue d’utilité publique. Sa dotation provient de la restitution par l’État et les institutions financières concernées des fonds en déshérence issus de la spoliation des Juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Avec les produits financiers de cette dotation, la Fondation subventionne le Mémorial de la Shoah (à Paris et à Drancy) et soutient des projets qui permettent d’élargir les connaissances sur la Shoah, de venir en aide aux rescapés en difficulté, de transmettre l’héritage de la culture juive, de lutter contre l’antisémitisme et de promouvoir le dialogue interculturel.

Institut National de l’Audiovisuel – Ina

L’Institut National de l’Audiovisuel, entreprise publique de l’audiovisuel et du numérique, collecte, sauvegarde et transmet le patrimoine audiovisuel français : plus de 16 millions d’heures de télévision et de radio et plus de 14 000 sites web médias. Dans une démarche d’innovation tournée vers les usages, l’Ina valorise ses contenus et les partage avec le plus grand nombre : sur ina.fr pour le grand public, sur inamediapro.com pour les professionnels, à l’Ina THÈQUE pour les chercheurs.
Fort du succès du site ina.fr – 220 millions de vidéos vues en 2016 – l’Ina propose, depuis octobre 2015, InaPremium, la première offre de SVOD de l’audiovisuel public, soit plus de 20 000 programmes culte de télévision et de radio (musique, fiction, politique, sport, etc.) accessibles en streaming illimité. L’Institut est aussi l’un des premiers centres de formation initiale et continue aux métiers de l’audiovisuel et des nouveaux médias.

Institution patrimoniale de référence, l’Ina contribue au travail de mémoire à travers le partage de ses collections –

L’institut a ainsi édité l’intégralité des journaux de presse filmée conservés dans ses fonds (1940-1945) et coproduit avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le site Mémoires de la Shoah, qui rassemble quelques cent témoignages de déportés et historiens.
Déjà partenaire de nombreux acteurs publics et privés œuvrant au développement de l’éducation à l’image, l’Ina est fier d’apporter son soutien au site « Mémoires des déportations ».

Avec l’Union des déportés d’Auschwitz, maître d’œuvre du site, l’Ina a sélectionné un ensemble d’archives destinées à enrichir le parcours didactique du site.
Constituées de témoignages d’anonymes ou de personnalités, de reportages sur les lieux de déportation, plus de 3 heures de ressources audiovisuelles sont ainsi disponibles sur le site et documentent le travail de mémoire entrepris depuis les années de guerre.
Plusieurs archives permettent également un retour sur la « découverte » de l’univers concentrationnaire à l’ouverture des camps en 1945; des extraits des procès de Nuremberg et de Mauthausen illustrent quant à eux la mise en œuvre de la justice internationale envers les criminels de guerre.

L’Ina souhaite que la mise en commun des sources mémorielles et des savoir-faire contribue à éclairer les générations futures et à perpétuer le souvenir de ce que fut la souffrance des déportations.

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