L’Union des Déportés d’Auschwitz (UDA) 

L’UDA née en 2004, regroupe autour de l’ancienne « Amicale d’Auschwitz » créée en juin 1945, plusieurs autres associations de survivants, liées au complexe concentrationnaire : l’Amicale des Anciens Déportés Juifs de France, l’Association Nationale des Anciens Déportés Juifs et leurs Familles, l’Amicale des Déportés de Blechhammer – Auschwitz III et l’Amicale des Anciens Déportés de Buna – Monowitz.

L’UDA, en parallèle de ses activités de solidarité, mène depuis sa création des actions pour faire connaître la réalité du génocide. Elle a organisé durant les trois dernières décennies des voyages d’étude en Pologne pour les enseignants et scolaires et se concentre désormais sur un travail de mise en valeur de la parole des survivants-témoins, par des enregistrements, l’organisation de témoignages en partenariat avec l’Éducation nationale, l’élaboration de supports pédagogiques.


Nous avons la grande tristesse de vous faire part du décès d’Elie Buzyn, survivant de la Shoah et membre de notre Conseil d’administration. Les obsèques auront lieu Mardi 24 mai à 15h45 à Bagneux.

M. Elie Buzyn, lors du témoignage collectif de l’UDA, le 27 janvier 2021: journée internationale dédiée à la mémoire des génocides et à la prévention des crimes contre l’humanité. ©️ UDA

Retrouvez M. Buzyn lors d’un témoignage retransmis en direct le 19 février 2019, à l’UDA.

©️ I.E.

 

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Ici avec Raphaël Esrail, le 7 juillet 2021 lors d’une remise de décoration à l’Hôtel Matignon.

©️ I.E.

 


Actualités web:


 

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Un hommage national a été rendu à Raphaël Esrail, le président de l’Union des Déportés d’Auschwitz, en présence du président de la République M.Emmanuel Macron, lors du ravivage traditionnel de la flamme à l’Arc de Triomphe jeudi 27 janvier 2022 à 18h30.





Communiqué de l’Élysée


Hommage de l’Académie de Paris


Hommages dans la presse


Communiqué de l’Union des Déportés d’Auschwitz


L’Union des Déportés d’Auschwitz (UDA) a l’immense tristesse de faire part du décès samedi 22 janvier 2022 à l’hôpital de Lannion (Côtes d’Armor), de Raphaël Esrail, son président, à l’âge de 96 ans.

Né le 10 mai 1925 à Magnésie (Turquie) dans une famille juive qui émigre en France l’année suivante, membre de la résistance juive à Lyon pour la confection de faux-papiers, arrêté puis interné au camp de Drancy, il est déporté à Auschwitz-Birkenau par le convoi n°67 du 3 février 1944. Il survit aux conditions inhumaines du travail forcé qu’impose la “solution finale”, il affronte les “marches de la mort” à partir du 18 janvier 1945. Libéré par les troupes américaines le 25 avril, il retrouve celle qui deviendra sa femme, elle aussi déportée à Auschwitz-Birkenau et survivante, témoignant pour elle et pour ceux qui ne sont plus dans son bel ouvrage, L’espérance d’un baiser.

 Cette profonde et juste autobiographie publiée en 2017 (Robert Laffont) éclaire l’oeuvre de connaissance et de transmission que Raphaël Esrail réalise à l’Union des Déportés d’Auschwitz. Il en devient le secrétaire général en 1986, puis le président en 2008, y poursuivant une mission de savoir et de résilience que les survivants se sont donnée, en mémoire de tous leurs camarades disparus et pour l’éducation des nouvelles générations de France et d’Europe.  

Sous sa présidence, avec les grandes compétences humaines qu’il sait mobiliser, l’engagement de l’Union des Déportés d’Auschwitz acquiert une force et un rayonnement exceptionnels, dans le recueil de la mémoire des témoins de la Shoah, dans sa valorisation par la conservation et la recherche, dans l’action éducative et pédagogique à laquelle se voue l’institution. Le bilan de son oeuvre est remarquable, décidant de l’avenir de l’UDA et de la poursuite de ses activités imaginées et assumées par lui, particulièrement ces dernières années alors que décèdent les anciens déportés, ses camarades.

Infatigable témoin, président visionnaire, personnalité hors du commun, Raphaël Esrail n’est plus mais son oeuvre demeure et restera vivante. Sa présence nous entoure de sa bienveillance et de son intelligence, elle nous commande d’agir en suivant ses traces. Il avait compris dès l’origine que seule l’humanité retrouvée et reconstruite ensemble, par l’éducation, par la connaissance, par la paix, pouvait repousser l’inhumanité extrême qu’il avait affrontée au centre du génocide des Juifs d’Europe.

Les obsèques ont eu lieu jeudi 27 janvier à 15h au cimetière du Sabaou à Biarritz.
 

Témoignages 2021-2022